LAMBERT

AUTEUR-COMPOSITEUR

Je veux que ma chanson malgré tout me survive

Qu'il reste quelque part un peu de moi 

Qu'on enterre mon nom, mais que ma chanson vive

Quand je serai parti trop loin de toi

Balade nostalgique - Lambert - compositeur
00:00 / 00:00

Le piano

Je suis né dans une maison où il y avait de l’amour et du bonheur. Et un piano. 

Un piano droit. Assez vieux, sans doute. Mais vivant. En santé. Plein de jeunesse. Nourri à la musique et à l’amour de la musique. 

Il y avait aussi un harmonium à soufflets. C’était un bel instrument. Pieux et tranquille. Dont les sonorités enveloppantes donnaient quelque chose de solennel à la voix de mon père quand celui-ci répétait, accompagné par ma mère ou par ma sœur, les cantiques qu’il chantait le dimanche, à l’église.

 

J’aimais bien l’harmonium.
J’adorais le piano.


C’est grâce à lui que la musique est entrée dans ma vie jusqu’à devenir toute ma vie, pour toute la vie, pour le meilleur et pour le pire. 

Grâce à lui.

Et à Monique. 

Si je me souviens peu du jeu de ma mère, je n’ai rien oublié du jeu brillant de ma sœur. Monique avait du talent, tant pour le classique que pour le « populaire », qu’elle jouait avec une énergie remarquable. Je revois ses doigts, agiles, légers, ailés, courant sur le clavier. Je revois ce mélange de concentration et de joie sur son visage. Son âme, son corps, tout son être devenait musique. Et la musique me bouleversait. Je sentais mon coeur se gonfler. J’étais ému. Émerveillé. Quand je fermais les yeux, j’entendais même ces petits bruits secs qui perçaient la musique ici et là, et que j’ai mis tant de temps à identifier : le cliquetis de ses ongles sur les touches! 

Monique a été ma première idole!

 

Comme je l’enviais! 

Elle aurait pu être mon professeur. Elle le souhaitait.
Après tout, c’était une « grande » : j’avais quatre ou cinq ans, elle en avait dix de plus que moi!
Mais non!
Je voulais jouer. Tout de suite. Et j’avais « de l’oreille »!!! 

Je m’en veux encore de ne pas avoir suivi le bon chemin. 

Je me suis consolé, beaucoup tard, quand j’ai appris que ma deuxième idole, Claude Léveillée, ne jouait, lui aussi, que « par oreille ». Et quand j’ai entendu « Les vieux pianos », j’ai voulu croire que, même s’il chantait les pianos mécaniques, il parlait aussi un peu du mien.

Je retrouvais dans sa chanson l’émotion et l’émerveillement du salon de mon enfance.

Je veux que ma chanson...

Je veux que ma chanson devienne populaire
Et que des gens, en la dansant, tombent en amour

Je veux savoir qu'elle est chantée par une mère

Pour consoler un enfant qui a le cœur lourd

Je veux que ma chanson devienne la plus belle

Pour ceux qui rêvent de s'aimer toute une vie
Je veux qu'ell' soit comme la joie toujours nouvelle

Et qu'on la chante encore quand je serai parti

Je veux que ma chanson malgré tout me survive

Qu'il reste quelque part un peu de moi

Qu'on enterre mon nom, mais que ma chanson vive

Quand je serai parti trop loin de toi

Je veux que ma chanson traverse les frontières

Qu'ell' fasse le tour de la terre en liberté
Je sais qu'ell' peut semer des fleurs dans la poussière

Et qu'on en fera des bouquets au mois de mai

Je veux que ma chanson dépose des mots tendres

Au fond du cœur de ceux que la tendresse oublie

Je veux qu'ell' n'ait jamais besoin de se défendre

Et qu'on la chante encore quand je serai parti

Je veux que ma chanson malgré tout me survive

Qu'il reste quelque part un peu de moi

Qu'on enterre mon nom mais que ma chanson vive Quand je serai parti trop loin de toi

Quand je serai parti je veux que tu l'écoutes

Comme on écoute au matin le chant d'un oiseau

Je veux que tu souries... que jamais tu ne doutes

Que dans le cœur de ma chanson je reste ici

La Vie est belle. Difficile, capricieuse, terriblement exigeante, souvent injuste, mais tellement belle!
Et... tellement courte! C’est tout à l’heure que j’étais enfant...

En cliquant ici, vous verrez en images ma carrière d’auteur-compositeur, vous pourrez écouter des extraits de mes albums instrumentaux, et vous découvrirez mes tableaux.

Que j’écrive une lettre à un ami, les paroles d’une chanson, de la poésie, un texte sérieux, humoristique, érotique, le plaisir d’écrire est le même. Mais, croyez-moi, derrière le plaisir, il y a beaucoup, beaucoup de travail.

POUR ME CONTACTER