Marginal

Le goût de vivre qui m’anime

C’est la lumière de ma foi Ce lieu de grâce et de sublime

Que Dieu habite au fond de moi


C’est un trésor inestimable

D’espoir, de paix, de joie, d’amour

C’est une source intarissable Où mon coeur puise chaque jour


C’est la meilleur’ part de moi-même

Pourtant j’hésite à en parler

Comme on hésite à dir’ « Je t’aime »

Quand on a peur de trop aimer


Et je l’avoue: devant les autres

Amis, famille... je me tais Je suis un bien mauvais apôtre

Et je protège mon secret


Après tout c’est marginal Un peu fou... presque anormal

De chanter: «Je crois en Dieu, Alléluïa!» Marginal et démodé Tell’ment loin et dépassé

Que j’ai, moi aussi, tenté de L’oublier... Mais partout dans les étoiles Dans les tours des cathédrales

Dans les yeux de ceux qui s’aiment autour de moi Je Le vois Et je crois


J’ai trop souvent voulu défendre Ce qui pour moi est évident Et je n’ai plus envie d’entendre «Pourquoi?» «Comment?» ou «Depuis quand?»

Pour éviter les mots qui blessent

L’humour acerbe des moqueurs

Par lâcheté ou par faiblesse Je ne dis rien de mon bonheur

Marginal... voilà... c’est moi

Marginal... et pourquoi pas? J’veux qu’on m’aime comm’ je suis... mais avec Lui Quand je pleure et quand je ris Quand je rêve et quand je prie C’est aussi son coeur qui bat au fond de moi Et peut-être bien qu’un jour Habité par Son amour Je pourrai enfin crier sur tous les toits : Je Le vois Et je crois